Pourquoi ?

CONTEXTE :

Récemment, Jacques SEGUELA, figure emblématique de la publicité des années 80-90, déclarait lors d’une conférence :
“Avant, j’étais un petit GOEBBELS, je faisais de la propagande, du matraquage.”
Cette déclaration révèle plusieurs points fondamentaux.

Il y a un avant et un après !

Avant, c’est Madame MICHU, ménagère de moins de 50 ans, regardée avec condescendance mais concupiscence par tous. L’idée qui prévaut est de la marquer par tous les moyens, notamment médiatiques, pour l’inciter à acheter. L’époque du «temps de cerveau disponible» que certains médias, dits de masse, s’ingéniaient à garantir au profit des marques…

Après ? Le pouvoir médiatique est bouleversé par l’avènement d’internet et un désenchantement des sociétés industrialisées.
Madame MICHU dispose d’un blog, participe à des forums, devient infidèle aux marques, compare, exige…
La bombarder de messages n’est plus suffisant. Le temps est venu d’entrer en relation.
Comme le dit Dominique WOLTON, Directeur de recherche au CNRS :
“Informer n’est pas communiquer… Informer, c’est le message, communiquer, c’est la relation”.

ENJEUX :

L’abus de vocabulaire guerrier nuit gravement à la santé des Marques. 

Le vocabulaire du marketing trahit souvent cette inclination guerrière.
Existe-t-il des stratégies, des briefs, des recommandations, des plans médias qui ne comportent pas le mot cible ?
Le choix lexical ne serait qu’anecdotique s’il ne révélait pas l’origine ambigüe du marketing et ne perpétuait pas des réflexes tenaces qui nuisent durablement à la bonne cohabitation entre les marques et les usagers.

 La guerre doit cesser ! Vous n’êtes pas une cible !